Exemplarité

Ngoc Diem est sur le ring

 À 16 ans, Ngoc Diem Truong a été sacrée vice-championne de France de boxe éducative (les coups ne sont pas appuyés, il faut seulement toucher l’adversaire) en cadette, – de 64 kg en février dernier. Le résultat de deux ans d’efforts pour cette Orvaltaise au caractère bien trempé.

Ngoc Diem a découvert la boxe dans un atelier sportif organisé par le centre socioculturel de Plaisance en 2017. Le coup de foudre est immédiat. La jeune fille s’inscrit au club de boxe de Rezé (il n’y en a pas à Orvault), où elle rencontre sa coach, Myriam. Les entraînements ont lieu trois fois par semaine, mais visiblement, ça n’étanche pas la soif de boxer de Ngoc Diem. Alors elle s’entoure d’un « noyau dur » : 3 amis inséparables du quartier Plaisance, eux aussi accrocs à la boxe. Ils ont la vingtaine et une tête de plus qu’elle, mais cela n’effraie pas la sportive, loin de là. « On est des vagabonds, sourit la jeune fille. On s’entraîne ensemble tous les soirs quand il n’y a pas de séance à Rezé, soit dans des clubs qui nous accueillent, soit à la salle de boxe installée dans le quartier. Les garçons sont comme mes frères et à m’entraîner avec eux tous les jours, je progresse plus vite que les autres boxeuses. J’apprends à encaisser ! ». Au vu du physique de Boubakar, Shad et Amadou, on veut bien la croire.

Pour elle, rien n’est impossible

Élyes est animateur au centre socioculturel de Plaisance. C’est lui qui a initié Ngoc Diem à la boxe. Il décrit ainsi son style : « Ngoc-Diem est une fille intelligente et observatrice. Elle sait viser juste, elle est endurante et n’est pas du genre à attendre les coups. Sa force, c’est sa technique. Elle l’a acquise grâce à son travail et à sa détermination : pour elle, rien n’est impossible ».

Son premier combat amateur

Ngoc Diem a terminé 2ème aux championnats de France cadettes, en avril dernier. Et le 15 juin, la jeune championne disputait son premier match officiel en amateur, en ouverture d’un gala contre des boxeurs et boxeuses de la Réunion, à Malakoff. Un combat qu’elle a remporté. Et là, les coups sont portés : « c’est beaucoup plus fatigant : il faut mettre de la force dans les coups, mais ne pas oublier qu’on peut aussi s’en prendre. J’ai bien aimé. »

Pour les championnats de France amateurs à Rochefort. Toute l’équipe, accompagnée de la coach et de sa famille (son mari et ses deux enfants, tous boxeurs) avait loué une petite maison. Ngoc Diem a adoré : « on était tous ensemble, il y avait une super ambiance ». Avec la boxe, la jeune Orvaltaise a trouvé plus qu’une passion : un équilibre, une discipline de vie et même une deuxième famille.



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